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Les éditions à la flamme

Les éditions « à la flamme »
de Jean-Hugues et ses associés

Les éditions à la flamme, par des récits insolites et singuliers, entretient la flamme d’un lectorat curieux – et qu’importe la nature ou le genre de ce qui le régale.

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Les descendants de RAMON

Georges Villacampa, petit fils de Ramon, une fois à la retraite, s'est acquitté d'une tâche qui lui tenait à cœur : transmettre l'histoire de la famille depuis l'arrivée de Ramon Villacampa.

Cette histoire, il l'a racontée dans un écrit bourré d'informations et d'anecdoctes. Le voici !

Maman… jusqu'à son mariage

Camille DESLOIRE est née le 22 juin 1914 au Creusot ( Saône et Loire ), et décédée le 21 août 1983 au Chesnay( Yvelines ) dans sa soixantième-dixième année ,fille de :

  • Ernest Claudius DESLOIRE, mort à la guerre de 14/18.
  • et de Marie MILLOT.Je ne connais ni sa date de naissance, ni celle de son décès , mais je sais qu'elle est morte jeune, avant le mariage de maman, donc au début des années 30. Camille n'avait alors que 16 ou 17 ans.

Maman avait un frère aîné, Louis, avec lequel à la mort de leur père, elle devient " pupille de la Nation ".
Ce frère se mariera avec Madeleine - qui sera ma marraine - avec laquelle il aura 3 enfants:

  • un fils, un peu plus vieux que moi, et qui mourra très jeune à la suite d'une méningite.
  • un autre fils, Gérard dit "le Lala", sensiblement de l'âge d'Alain.
  • une fille, Nicole dite "la Minette" plus jeune de 2 ou3 ans.

Baptisée le 23 mai 1916 dans la religion parpaillote ,elle obtient son certificat d'études primaire avec la mention "Bien", délivré par la commission cantonale de Lyon en juillet 1926. Elle avait 12 ans.
Je pense que par la suite, sa mère veuve avec deux enfants, décide de quitter le Creusot pour rejoindre à Paris son frère et sa sœur.

le frère: Claude MILLOT marié à la tante Jeanne, sans enfant, du moins à ma connaissance, me faisait rêver chaque noël grâce à son talent de ventriloque. Pensez qu'il me permettait d'entrer en relation avec le Père Noël en me branchant tout simplement sur… une prise de courant ! On ne fait pas celà de nos jours, même avec un cellulaire !

Ils ont passé la majeure partie de leur vie à Montrouge.

la sœur : je ne me souviens plus de son prénom, si toutefois je l'ai connu un jour. Elle était tout simplement la tante BOUCHOT, du nom de son mari, le fameux "DIDI" ! Ils habitaient un petit pavillon à Suresnes, et pour aller la voir lorsqu'elle est devenue veuve, il fallait prendre le train en gare St.Lazare C'est à l'occasion de l'une de ces visites qu'Alain a réclamé à Maman un oeuf dur après être monté dans le train ! Pour lui, à cette époque, qui disait train, disait casse-croûte, donc oeuf dur. CQFD.

Je pense qu'il n'ont pas eu d'enfant.

Camille dans la Capitale, commence à travailler le 28 mai 1928 - elle n'avait pas encore ses 14ans - comme employée aux écritures aux "Publications Illustrées - Librairie Folatre" avenue d'Orléans.

Après avoir suivi des cours du soir de sténo-dactylo, elle quitte Folatre début octobre 1930 pour commencer, comme dactylo, à la Librairie Larousse, rue Montparnasse. Elle y restera jusqu'en juillet 1931. Par la suite, je me souviens l'avoir souvent entendu évoquer le nom de Grogogea (je ne garantis absolument pas l'orthographe !) comme employeur où elle a dû exercer ses talents de sténo dactylo jusqu'à… ma naissance !

Au début des années 30, elle fait la connaissance d'un certain Raymond, de 8 ans son aîné (des coups à se faire mettre à l'ombre pour détournement de mineure !) avec lequel elle se marie le 2 avril 1932 en la mairie du XIV ème arrondissement, et devient ainsi Madame Villacampa.

Papa… jusqu'à son mariage

Raymond Paul VILLACAMPA né le 23 janvier 1906 au Blanc (Indre), décédé le 14 juillet 1981 à Paris dans sa 76ème année, fils de :

  • Ramon VILLACAMPA né le 14 juin 1873 à Broso, province de Huesca (Espagne) et décédé le 18 juin 1938 dans sa 66ème année à Vierzon (Cher). Il était lui-même fils de Ramon VILLACAMPA et de Maria PEREZ. Il se marie le 20 août 1904 avec :
  • Gabrielle Isabelle ROY (quand je vous disais que nous étions descendants de Roy !) née le 6 décembre 1883 au Blanc et décédée le 2 avril 1970 à Vierzon dans sa 87ème année. Elle était la fille de Charles ROY et de Florine HUGUET (je l'ai bien connue ! Elle me berçait même quand je n'étais pas dans le berceau !).

Papa a eu une soeur et un frère :

  • sa soeur Carmen Céférinette née le 1er février (çà ne te rappelles rien Alain ?) 1909 au Blanc. Mariée à PONCEAU avec lequel elle aura 2 enfants : Andrée et Claude. Son mari meurt très rapidement de maladie, et elle se remarie bien des années plus tard avec André MAYSONNAVE.
  • son frère Raoul Jean né le 9 février 1913 au Blanc. Marié à Violette avec laquelle il aura 4 enfants : Christiane (décédée récemment) un peu plus vieille que moi, Jack, Colette, et loin derrière Françoise (la fameuse "petite mignoune")

Comment sommes nous devenus Français ?

Ramon est arrivé en France le 10 septembre 1900 dans la commune de VINXE (Landes)

le 2 octobre 1922 il déclare de manière officielle assurer définitivement à ses 3 enfants la qualité de français qu'ils tiennent de leur naissance.

Il est naturalisé Français le 21 décembre 1922. A la même date, Isabelle ROY est réintégrée dans sa qualité de française qu'elle avait perdue par son mariage.

Après des études à l'Ecole Nationale Professionnelle de Vierzon jusqu'à 18ans, et la mort dans l'âme de ne pouvoir entrer aux Arts et Métiers par manque de moyens financiers alors que tous ses professeurs lui prédisaient une brillante scolarité, il part faire son service militaire au Maroc à une période qui se situe juste à la fin de la guerre du Rif (1926).

De retour du service, il monte à Paris et trouve une place de dépanneur à la Compagnie des Taxiphones.

Au début des années 30, il fait la connaissance d'une très jeune demoiselle, Camille, qu'il épouse le 2 avril 1932 en la mairie du 14ème arrondissement avec comme témoins Ramon Villacampa et Louis Desloire.

Papa et Maman : la vie commune

Lorsqu'ils se rencontrent, ils logent tous les deux dans un hôtel meublé perché 9 rue Sarette dans le 14ème, Papa seul, en jeune homme, et Maman avec son oncle Claude depuis la mort de sa mère.

Peu après leur mariage, ils déménagent rue Castagnary dans le 15ème, dans un appartement quelque peu étroit, au point que, au moment du repas, Papa doit ouvrir la porte palière pour pouvoir poser sa chaise afin de se mettre à table.

La rue de l'Amiral Mouchez

Le 4 août 1933, seize mois après leur mariage, je fais mon apparition à la clinique Tarnier, sise au 89 rue d'Assas, quasiment sur le bord du jardin du Luxembourg. Le poids important du phénomène eu égard aux mensurations de la parturiente, provoque au passage des dégats qui conduiront ma pauvre maman à un long séjour en clinique, et, plus tard, à "repasser sur le billard".

Comme désormais nous sommes trois, il faut trouver un appartement plus grand. Ce sera rue de l'Amiral Mouchez, à nouveau dans le 14ème, et le premier logement dont je me souvienne, of course !

Ce "bijou" offrait à ses occupants une entrée, mon habituelle aire de jeux, la chambre de mes parents, domaine réservé dans lequel mes incursions étaient fort rares, une salle à manger dotée d'un canapé lit où je passais mes nuits sans qu'il fut nécessaire de le déplier vu ma taille, un local exigu où s'érigeait la classique cuvette de porcelaine blanche, avec en hauteur, le bon vieux réservoir en fonte, actionnable depuis le bas par une chaînette et qui laissait planer en permanence comme une menace sur l'occupant occasionnel ! Il s'achevait par une sorte de boyau faisant office de cuisine et de cabinet de toilettes, ainsi que de buanderie tous les lundis, jours de lessive. "Boyau" est le mot approprié, car la petite table rectangulaire sur laquelle nous prenions nos repas à trois le soir et le dimanche, une fois plaquée contre le mur, laissait juste assez d'espace entre elle et la paillasse du réchaud four pour que maman puisse passer.

A la même époque, papa ayant abandonné les "Taxiphones", œuvrait pour la "Soudure Electrique Languepin" située boulevard Auguste Blanqui dans le 13ème, donc pas très loin. Le pied quoi !

La rue Firmin Gémier

Hélas, Languepin déménage rue Toulouse Lautrec dans le 17ème et papa doit se farcir chaque jour le métro de la Porte d'Orléans à la Porte de St. Ouen : la galère ! Les parents se mettent donc derechef à la recherche d'un appartement plus près du boulot de papa.

Mission remplie en 1939 : ce sera le 20 de la rue Firmin Gémier dans le 18ème, à un quart d'heure à pieds du lieu de travail de papa.

Pour ceux qui ne l'ont pas connu, ce petit paradis ne comptait toujours que 2 pièces principales, mais quel raffinement. Pour commencer, la chambre des parents s'ouvrait sur un balcon - à une seule place certes, mais un balcon - et la cuisine, comparée au boyau (merci Einstein !) paraissait immense. Enfin comble du luxe, nous disposions d'un cabinet de toilettes équipé d'un bidet et d'un lavabo. Il nous faudra patienter près de 10 ans avant de pouvoir s'équiper d'un chauffe-eau et d'une douche.

Aujourd'hui, nous dirions de papa qu'il était de sensibilité communiste. En clair, il n'a jamais eu la carte du parti, mais il n'empêche qu'en cégétiste convaincu il avait suivi de près les négociations avec Blum et Salengro conclues par les accords de Matignon. Et en ce mois de juillet 1939, il a choisi Andernos pour y passer les "congés payés" offerts par le Front Populaire.

Premières vacances andernosiennes

Papa, toujours grand seigneur - la marque de ses ancêtres ibères très certainement - avait opté pour un gîte au nom ronflant "Le Royal Hôtel" à deux cents mètres de la plage du Bétey. Las ! Le patron de l'estaminet et l'auteur de mes jours ayant eu quelques divergences de vue quant à la quantité et la qualité de nourriture à offrir aux clients, notre passage dans le palace fut extrêmement bref, et le séjour se termina à l'hôtel de "La Côte d'Argent".

A l'époque, la famille ne disposait pas de voiture. La première, une antique Peugeot 202, ex véhicule de service de Languepin, ne sera acquise que bien après la fin de la guerre. Aussi, dans la louable intention d'élargir le champ de nos excursions limitées par des déplacements uniquement pédestres, papa décide d'initier maman aux secrets du cyclisme.

Avant de poursuivre, il me faut informer le lecteur d'un trait de caractère de mon père : la patience n'était pas sa vertu dominante. Certaines âmes, peu charitables, laisseraient même entendre que c'est une caractéristique assez répandue chez les Villacampa. Des mauvaises langues… !

La première leçon s'acheva donc au milieu des éclats de voix et des larmes. Or les larmes de ma mère ont toujours eu raison des emportements de mon père. Toutefois, pour prévenir tout nouveau dérapage, maman changea de professeur et se rabattit sur les bons offices d'une jeune femme de chambre de l'hôtel. Sa pédagogie devait convenir, car je possède dans mes archives une photo prise à l'époque du côté de Cassy, à une dizaine de kilomètres d'Andernos; et la montrant chevauchant son coursier… métallique !

Nous n'y sommes revenus, à quatre cette fois et en Peugeot 202, que dix ans plus tard, en 1949, l'année des incendies.

La guerre…

Cette année 1939 fut incontestablement riche en évènements, puisque outre un déménagement, et des vacances au bord du Bassin, nous eûmes droit à la déclaration de guerre le 3 septembre !

Ensuite ce fut l'exode en 1940. Un "commando" de chez Languepin, dont nous faisions partie papa, maman et moi. (sans la bonne !), à bord de deux voitures dont une "traction", se replia sur Bordeaux où nous arrivâmes après bien des péripéties, et surtout après… les allemands ! Nous y passâmes quelques semaines chez des cousins du côté paternel, puis papa pris la décision de nous faire revenir sur la capitale après nous y avoir précédé en éclaireur.

C'est le 1er février 1941, dans le cadre de la clinique de la rue Marcadet-Balagny (rebaptisée depuis Guy Moquet), que je perds définitivement mon intéressant statut de fils unique, avec l'apparition de "p'tit Louis", Alain pour les dames !

Désormais, les "descendants" de Ramon - 1ère et 2ème génération - sont au complet.

Les vacances de guerre.

La période de l'occupation ne facilitait guère les déplacements, essentiellement axés pour les citadins que nous étions, sur la recherche de ravitaillement.

Ceci explique que malgré le jeune âge de mon petit frère, nous partîmes pendant l'été 41 pour le Calvados, à Vire plus précisément, afin de récolter quelque nourriture.

C'est en 42 que mon père nous fait découvrir Mézières sous Lavardin, petit village sarthois sélectionné par ses soins au cours de ses déplacements professionnels au Mans. C'était à l'époque un bourg minuscule, comme isolé du reste de la civilisation : pas de postes, pas de médecin ni de pharmacie, mais une église. Trois commerces alimentaient le village : une boulangerie et deux épiceries-buvette dont l'une comportait un bureau de tabac et un hôtel restaurant où nous prîmes pension en compagnie d'autres citadins animés d'une même obsession : trouver de quoi manger !

Pendant que je jouais aux gendarmes et aux voleurs avec une bande de galopins de mon âge, à travers les champs avoisinants, les parents, flanqués de "p'tit Louis", trop jeune pour batifoler avec nous, écumaient littéralement les fermes de la région.

Et c'est ainsi qu'ils firent la connaissance de Clémentine et Arsène Droguet, fermiers de leur état.

C'est dans leur ferme que désormais je vais passer mes vacances tous les ans, mes parents et mon frère restant à Paris, dans l'attente des colis en provenance de la Sarthe, et c'est ici, à Mézières, que je verrais arriver les premiers soldats américains en juin 1944.

Vers les événements d'Algérie

En 1949, nous retournerons donc à Andernos où nous assisterons aux incendies de la forêt landaise, en location chez un vieux pêcheur, Georges Lahaye, chez lequel nous reviendrons chaque été jusqu'en 1954.

Enfin c'est en 1953, année charnière de mon existence, que je fais la connaissance de ma future épouse, et que j'entre aux Arts et Métiers. Accessoirement c'est aussi celle de mes 20 ans.

Pour la suite de l'histoire de mes parents, je laisse faire mon frère beaucoup mieux placé pour en parler que moi qui vais vivre à Cluny pendant 3 années, puis interne à la Citè Universitaire une année avant d'aller passer 28 mois sous le soleil d'Afrique.

Note de l'éditeur : La structure originale de l'écrit de Papa a été travaillée afin de l'adapter au support.

Histoire de la famille Villacampa de 1953 à 2001

Quelques « évènements » de notre Vie à travers quelques dates.

Ces propos sont rapportés par (Christian) Georges Villacampa qui tenait scrupuleusement son journal. Bruno Villacampa

Année 1953.

Tout démarre au mois d'août de cette année-là, passée pour la cinquième fois consécutive à Andernos en famille. Deux évènements vont être déterminants :

  • un fortement espéré : je suis enfin admis aux Arts et Métiers.
  • un totalement inattendu : le 14 je vais rencontrer une certaine Christiane Manent (ses intimes l'appellent Kinou) sœur de Georges dont j'ai fait la connaissance l'année précédente.

Pour l'anecdote, un troisième, mais prévu lui de longue date je viens d’avoir 20 ans.

L'impression produite par cette très belle jeune fille est si forte, qu'avant de gagner Cluny - via Paris -pour effectuer ma rentrée en 1ère année, je vais lui demander sa main, et elle dira... oui

A cet instant va débuter, entre autres, un échange prolixe de correspondance - une lettre par jour...en moyenne - qui durera jusqu'à mon retour du service militaire en février… 1960 !

Année 1954.

Rien d'important cette année-là, hors:

  • Une escapade à Bègles, lieu de résidence de ma bien-aimée pendant les vacances de Pâques, et ce bien entendu à l'insu de mes parents qui me croient à Beaune chez mon ami Porthos (Philippe Demoisy pour l'état civil).

  • des vacances à Andernos - of course pour retrouver ma belle.
  • ·et un passage de justesse en 2ème année qui me fait comprendre que d'être reçu au concours d'entrée est certes indispensable mais non suffisant, Il est ensuite fortement recommandé de travailler ferme si l'on tient à sortir au bout des 4 ans avec 13 de moyenne, et donc son diplôme d'ingénieur!

Année 1955.

Mes parents désormais convaincus de la pérennité de mes sentiments pour Kinou, et ma 2ème année achevée dans de bien meilleures conditions que la 1ère, acceptent que nous nous fiancions.

Cela se déroulera à Bègles le 15 août, et nous partirons ensuite avec la famille Villacampa faire un périple qui nous emmènera à Carcassonne, Sète, les Saintes-Maries-de-la-Mer, Marseille, et Paris via Cluny.

Année 1956.

Des vacances bien arrosées, en famille et avec Kinou, dans le Jura à Bonlieu.

La naissance au mois de novembre, de Didier le fils de Yanou et de ce "cher Goguet" mes futurs belle-sœur et beau-frère, que ce dernier vient arroser le soir même à la Cité Universitaire avec moi et les ineffables "gorilles de la boquette 1", à savoir Athos, Porthos, d'Artagn's, Niet's, Sim's, le Racot et bien sûr Zagadin.

Année 1957.

Plagiant les latinistes distingués, je dirais qu'elle fut notre "annus horribilis".

A plusieurs reprises en effet, et durant d'assez longues périodes, Kinou se paralyse partiellement et les spécialistes de ce type d'affection consultés diagnostiqueront une sclérose en plaques, maladie réputée incurable.

C'est l'une des périodes les plus pénibles de mon existence pris entre mes parents qui, soucieux de préserver, pensent-ils, l'avenir de leur fils, me poussent à quitter ma fiancée, la sœur de Christiane qui me conjure, si je souhaite rompre, de le faire sans délai, et ma pauvre chérie, maltraitée par la maladie, mais qu'à aucun moment je n'envisage d'abandonner.

Lueur d'espoir, le médecin généraliste de la famille Blot émet des doutes quant au diagnostic de ses distingués confrères. Il préconise un traitement avec un sérum des laboratoires Mérieux qui, après mise en œuvre, s'avérera efficace puisque la paralysie s'estompe. Mais combien de temps cela va-t-il durer? En attendant, je termine ma 4ème et dernière année d'études quelque peu perturbé psychologiquement, mais obtiens malgré tout mon diplôme d'ingénieur et je dénonce mon sursis.

Dans l'attente de mon appel sous les drapeaux, je suis embauché comme ingénieur stagiaire à compter du 15 juillet, m'octroyant ainsi 15 jours de vacances que je passe à Bègles.

C'est durant cette période, le 6 juillet très précisément, que nous allons faire bénir notre union par un père missionnaire de la confrérie à laquelle a appartenu jadis le parrain des jumeaux.

Inutile de préciser que cela se fait dans la plus grande discrétion, et bien sûr à l'insu de ma famille.

Dans le courant de la 2ème quinzaine d'octobre, je reçois des nouvelles de l'Armée : elle me convoque le 8 novembre à 7 heures du matin à la caserne Charras à Courbevoie pour incorporation au 19ème Génie à Hussein Dey en AFN.

C'est en quelque sorte la cerise sur le gâteau de cette année maudite.

Le 11 novembre je débarque à Alger. Je viens d'en prendre pour 28 mois… dans le Génie !

Année 1958.

Fin avril, je suis muté au Sahara. Depuis Alger, il me faudra un mois pour l'atteindre car les moyens de transports rudimentaires et parcimonieux ajoutés aux "évènements" qui ont conduit au retour du "Grand Charles" aux affaires, ont quelque peu entravé le déroulement de l'opération.

Mais tout cela passera rapidement au second plan car après 10 mois de séjour africain, je vais bénéficier d'une permission au cours de laquelle, doté de l'autorisation de mon Chef de Corps (lorsque l'on est militaire, il faut que son colonel soit d'accord sur le choix de son épouse. Ah mais !), je vais pouvoir me marier "administrativement" !

  • 16 août : Monsieur le Maire de Bègles nous unira dans l'intimité la famille de la mariée et l'ineffable Camille Lavielle accompagné d'Alice.

Nous n'irons pas voir Monsieur le Curé car pour respecter le délai exigé par l'Eglise pour la publication des bans, nous n'aurions pu nous marier qu'après... la fin de ma permission !

Le voyage de noces durera 8 jours, dans la caravane prêtée par le beau-frère et garée près de l'océan à Montalivet… pas loin d'un camp de naturistes !

  • 1er septembre : accessoirement, je suis promu au grade de caporal-chef ce qui me permet d'échapper aux corvées durant le voyage de retour à Amguid !

Année 1959.

Nos ébats au cours de cette permission, surtout vraisemblablement ceux du "dernier soir" (!!), ne sont pas restés sans conséquence car:

  • le 30 mai : naissance de Jean-Hugues, la veille de la fête des mères !

En fonction de la date prévisionnelle de naissance donnée par la Faculté, j'avais obtenu une permission qui me permettait d'être à Bègles huit jours avant l'événement. Le phénomène ayant trouvé plaisant d'arriver quinze jours avant l'heure, je n'ai donc pu faire sa connaissance qu'à la fin de sa première semaine d'existence !

  • 1er juin : le caporal-chef est promu sergent. Cette fois c'est comme sous-officier que je rentrerai la mort dans Urne en AFIN, laissant derrière moi - pour encore sept mois - femme et enfant,

Année 1960.

C'est le véritable début de notre vie commune. Il nous aura quand même fallu attendre la bagatelle de près de 7 années depuis notre rencontre pour que ce rêve se réalise !

  • 6 février : je débarque à Marseille, et file sur Vincennes où réside désormais la famille.
  • 28 février : fin de ma permission libérable.
  • 21 mars : je démarre ma vie professionnelle comme "attaché de direction" à l'usine de Courbevoie de la C.1.M (Compagnie Industrielle de Mécanismes)
  • 29 mai : comme je suis de retour, on peut enfin baptiser "petit Titou" !
  • septembre : n'ayant pu trouver d'appartement en rapport avec nos faibles moyens financiers (je suis payé 1100 nouveaux francs/mois comme ingénieur débutant) dans la région parisienne, je suis muté à l'usine de St Dié dans les Vosges où j'emmène ma petite famille, dans une location saisonnière sise rue de la Fontenelle et dénichée par mon épouse, en attendant le "superbe pavillon" que l'on a fait miroiter devant nos yeux pour nous convaincre d'aller en Province.

Année 1961.

Nous restons déodatiens, mais :

  • en juin nous quittons sans regret la rue de la Fontenelle pour nous installer dans un superbe appartement – à défaut du pavillon "arlésien" ! – de la rue Thiers qui est à St Dié, ce que sont les Champs Elysée à Paris.
  • le 18 juin, le Strasbourg/Paris déraille à Vitry-le-François causant la mort de 24 personnes. Kinou était dans ce train, -pris à Nancy, pour rejoindre Hugues que mon père, passé à St. Dié quelques jours plus tôt, avait emmené avec lui. Dire que j'ai passé là une des plus mauvaises soirées de ma vie dans l'attente de nouvelles de la situation en provenance de mes parents attendant ma femme à la gare de l'Est est un doux euphémisme.
  • en août comme vacances, nous effectuons un périple, à bord de notre Dauphine, qui va nous emmener au Cendre chez la tante Yette (je ne garantis pas l'orthographe!) qui est en réalité la grand tante de Kinou. Puis nous rendrons visite à mon ami Niet’s au Creusot et terminerons chez le camarade Porthos à Beaune.

Année 1962.

Deux évolutions importantes : nous allons quitter les Vosges pour le Nord, et le cercle de famille va s'agrandir:

  • en février : déménagement pour la France septentrionale. En effet, une incompatibilité d'humeur chronique et croissante avec le directeur de l'usine déodatienne de la C1M me conduit à démissionner afin prendre le poste de Chef du service entretien/travaux neufs de l'usine de la S.G.F (société générale de fonderie) située à Le Cateau dans le Nord.

Kinou, enceinte de mes œuvres depuis - parait-il - nos ébats auvergnats et aoûtiens, retourne chez sa mère et j'effectue seul le déménagement en question.

  • 28 avril : naissance de Bruno dans la clinique qui jouxte le pavillon qui abrite désormais la famille.
  • 20 juillet : fiançailles des Bilous qui sont l'occasion d'une cuite mémorable de votre serviteur !
  • septembre : j'ai droit à 8 jours de vacances que nous prendrons à... Domont chez mes parents!

Années 1963-1964-1965.

Noire séjour nordique - nous sommes malgré tout les méridionaux du département s'écoule sans histoire : le pays n'est pas très folichon, mais les habitants sont sympas. Les enfants et le loulou de Poméranie peuvent s'ébattre à l'aise dans le jardin et le pré qui lui fait suite. Enfin nous ne sommes qu'à 180 km de Paris ce qui autorise de fréquentes visites à la famille.

  • juin/juillet 1963 : nous prenons 2 semaines de vacances en amoureux à Andernos chez "Olympe" après avoir confié Jean-Hugues à belle-maman et Bruno à mes parents.
  • décembre 1963 : j'accède au poste de chef des services techniques.
  • en juin 1964, mon frère se décide à faire de Carole une "femme honnête" !
  • août 1964 nous passons avec la Mémé et les enfants 3 semaines de vacances dans la villa "Escapade" que nous avons louée au Mauret à Andernos.
  • avril 1965 : le stock de cuisinières ayant du mal à s'écouler par suite d'une mauvaise conjoncture, la direction nous impose de prendre 15 jours de congés pour le début du printemps. Nous en profitons pour aller dire un petit bonjour à nos amis déodatiens, les Dolgo et autres Regnault.
  • août 1965 : en conséquence il ne nous reste que 15 jours de vacances estivales pendant lesquels nous recevons à notre tour...les Regnault! Heureusement, ils ne prennent avec eux qu'une seule fille sur les cinq de leur famille.

Années 1966 - 1967 - 1968 - 1969.

Contre l'avis de mon épouse qui craint de me voir travailler "en famille", j'accepte la proposition du beau-père de mon frère m'offrant le poste de DGA de son entreprise "les Forges et Ateliers du Centre" représentant un effectif d'environ 150 personnes réparties sur 2 sites : Courbevoie et Montbrison (Loire) justifiant le "centre" de FAC.
Conséquence :

  • février 1966 : nous abandonnons la route de Bohain pour un pavillon de la rue Mozart à Deuil-la-Barre dans le Val d'Oise où nous débarquons avec enfants et bagages.
  • juillet 1966 : n'ayant droit qu'à peu de vacances du fait de ma faible ancienneté, Kinou, Yanou, les 3 enfants et les 2 chiens vont faire un petit séjour en Normandie à la Neuve Lyre.
  • 22 février 1967 : arrivée de Natalie au foyer des Bilous.
  • juillet 1967 : nous retrouvons nos habitudes, et passons nos vacances avec Mémé et enfants dans une villa louée à Andernos et toujours au Mauret !

Chassés de Courbevoie où le quartier de la Défense commence à prendre ses aises, ainsi que du centre de Montbrison où le bruit des balanciers à matricer devient de moins en moins bien supporté par les riverains, et après plusieurs mois de recherches d'un site susceptible d'accueillir le regroupement des 2 activités, Monsieur Faure ( le patron ) opte pour la construction d'une usine neuve dans la zone industrielle de Montbrison nouvellement créée.

  • 08 mai 1968 : naissance de Léonor sur les pavés de la contestation estudiantine !
  • août 1968 : pendant que l'usine s'édifie sous la surveillance du patron, nous partons en vacance à l'hôtel en Bretagne à Trégastel.

Assailli quotidiennement par les coups de téléphone du boss un tantinet débordé par les entrepreneurs, nous décidons d'écourter de 8 jours notre séjour breton, un peu frisquet et arrosé !

  • juillet 1969 : afin de prendre la direction de l'usine qui vient d'être terminée, je déménage une nouvelle fois ma famille pour aller prendre possession d'une jolie villa baptisée "Clair Matin" rue des rosiers à Montbrison. Nous allons y vivre pendant 4 ans.

C'est au cours de notre séjour francilien que nous avons eu la tristesse de voir Zurkie (le loulou de Poméranie) nous quitter. La famille va accueillir, grâce aux bons offices de la Mémé, une adorable et endiablée femelle boxer : Samia

Années 1970 - 1971 - 1972.

  • 20 mai 1970: Etienne arrive pour tenir compagnie à Léonor.
  • août 1970: afin de varier les plaisirs, vacances dans une villa andernosienne avec la Mémé et les enfants. Oui mais… ce sera au Bétey cette fois !
  • septembre 1970 : Jean-Hugues entre au collège.
  • 13 avril 1971 : cette fois c'est le Karinou qui vient rejoindre Natalie.
  • août 1971 : c'est à moi de choisir le lieu des vacances : ce sera à Palavas-les-Flots à l'hôtel.

C'est également cette année-là que les Faure vendent FAC à la société TREFIMETAUX. Le résultat de l'opération sera un mariage à trois, donc contre nature entre :

  • l'usine FAC de Montbrison
  • l'usine EURO-MECA de Corru (Orne)
  • les Etablissements CAHOUET à Paris dans le XXème.

Cela donne naissance à la nouvelle société EURO-FAC, dont le siège social est basé à Paris, rue du Faubourg Poissonnière avec Mgr. Faure comme PDG et Mr. Michel - ex sous-directeur de l'usine de Givet de TREFIMETAUX - comme DG.

  • août 1972 : retour sur le Bassin pour les congés, au Cap Ferret à l'hôtel Las Delicias.

Pendant ce temps, Michel a décidé, par mesure d'économie, de transférer sur Corru l'ensemble des fabrications de Montbrison. Outre qu'il va nous falloir trouver un repreneur pour l'usine rendue disponible, il va également être urgent de me trouver un point de chute. On me parle d'un poste de directeur technique au siège parisien, ce qui me laisse perplexe au vu de l'abondance des structures : une sorte d'armée mexicaine !

Années 1973 - 1974 - 1975.

En définitive, après m'être initié à la fabrication de toiles métalliques destinées à l'élaboration du papier, et refusé de reprendre la direction de l'usine de Montbrison sous la houlette du repreneur, Michel décide de me confier la direction de l'usine de Corru , lieu de regroupement des activités de matriçage et d'usinage d'EURO-FAC. Nous allons donc passer nos prochaines années en Normandie, plus précisément à l'Aigle dans l'ORNE, à environ 130 km de Paris ce qui devrait favoriser les contacts avec la famille.

Entre temps Samia, suite au mensonge de la femme de ménage et à l'incompétence du véto, meurt alors qu'elle avait à peine 3 ans. Nous en sommes tous très malheureux, et Kinou nous déniche un mâle cette fois, mais toujours boxer : Udo, natif de Sury-le-Comtal.

  • en août 1973, nous devons céder notre villa montbrisonnaise alors que notre future demeure normande que vient d'acheter la Société pour nous loger n'est pas encore disponible. Conséquence : nous mettons notre mobilier au garde-meubles avant de prendre quelques vacances à Cannes auprès de mes parents pour commencer, puis chez le beauf à Manosque ensuite, pendant que Udo se morfond au chenil.
  • ·en septembre, les affaires reprennent ! Jean-Hugues et Bruno prennent seuls l'avion pour aller chez leur tante Yanou tandis que nous retournons à Montbrison, à l'hôtel, afin que je puisse redémarrer l'usine en attendant son transfert en Normandie.

Ensuite je fonce à l'Aigle via Paris où je dépose Kinou - et Udo - chez sa sœur auprès de ses fils, afin de remettre en marche l'usine de Corru.

Ce n'est qu'à la fin du mois que nous pourrons enfin entrer en possession de notre nouveau logis, qui plait énormément à Kinou… et que Bruno fera à son tour, ses débuts au collège.

  • en juillet 1974, contre toute attente, Jean-Hugues qui a échappé à un redoublement grâce à l'émigration en Normandie, est reçu au BEPC !
  • août 1974 : vacances à l'hôtel aux Sables d'Olonne.
  • 1er mars 1975 : Michel qui est devenu PDG de la société depuis la mise sur la touche de Monsieur Faure, est appelé, outre ses responsabilités actuelles, à prendre en charge la direction technique du département "laminés et tubes" de Tréfimétaux. Il s'ensuit ma nomination au poste de directeur de la société Euro-Fac, responsable à ce titre des 2 usines, du commercial, de l'administratif et du financier, sous la houlette, of course, du PDG,

Mission clairement définie: redresser les résultats de l'activité matriçage-usinage.

  • en août 1975, nous descendons à Cannes voir mes parents, avec une halte à Feurs pour dire bonjour aux Tirole. De Cannes, nous filons à Manosque rendre visite au beauf, et repartons voir les cousins à Vierzon accompagnés de Léonor et Etienne.

Années 1976-1977-1978.

C'est dans le courant des premiers mois de 1976 que Michel me propose une mutation à l'usine de Givet dans les Ardennes pour occuper, dans un premier temps, le poste de sous-directeur responsable de la production, en attendant de remplacer par la suite Mr. Lardilleux, directeur actuel et pour lequel est envisagé la direction d'une autre usine du Groupe.

Mon épouse que je consulte pour la circonstance, me donne son accord la mort dans l'âme. L'idée d'aller dans les Ardennes - elle a déjà connu les Vosges et le Nord - est loin de la séduire, et c'est un euphémisme (Dieu sait que c'est mieux à l'Aigle !), mais en bonne épouse elle ne veut pas être un obstacle à la carrière de son mari.

Merci ma chérie.

En attendant de déménager, en août 1976, nous louons pour les vacances une villa à… Andernos !

  • en septembre 1976, nous emménageons dans le pavillon statutairement réservé au sous-directeur. Comme on a pu le constater tout au long de ce récit, nous louons souvent des villas sur le Bassin d’Arcachon pour les vacances. De là nait l'idée que si nous en ayons une à nous, ce ne serait ma foi pas plus mal ! Et Kinou serait si heureuse d'avoir enfin une maison à elle !
  • 14 janvier 1977 : nous retenons une petite villa dans le futur programme de construction prévu par le promoteur, la société Albiac, sur la commune d'Arès. La livraison est prévue pour 1978.
  • en juin 1977, nos rejetons étincellent: Bruno est reçu au BEPC et Jean-Hugues tire une note honorable au bac français.
  • en juillet 1977 nous partageons nos vacances entre Cannes et Manosque.
  • 12 novembre 1977 Georges, le jumeau de mon épouse est victime d'un stupide accident survenu dans son jardin. On ignore encore à ce moment-là, mais il va être condamné à se déplacer en fauteuil roulant jusqu'à la fin de ses jours, la bétonnière qui lui est tombée sur le dos ayant irrémédiablement endommagée la moelle épinière Il est paraplégique. La famille est effondrée, et les 2 sœurs se précipitent à Manosque.
  • 25 mai 1978 : à croire que c'est la série, Jean Hugues passager dans le véhicule d'une de ses amies est victime d'un accident de voiture dont il sort indemne physiquement, mais très choqué psychologiquement
  • 1er juin 1978 : nous signons chez le notaire l'acte d'acquisition de Kinou's House à Arès.
  • 7 juillet 1978 : Jean-Hugues décroche le Bac "D" et est accepté en taupe à Reims où il souhaite préparer l'Institut National Agronomique.
  • en août 1978 nous passons nos premières vacances dans notre "propriété" arésienne sise dans le lotissement "Paradis V" ! Qui dit mieux ? Toutefois Givet-Arès cela fait 900 bornes : on ne pourra certainement pas aller dans notre résidence secondaire toutes les fins de semaine !
  • 14 septembre 1978 : les 2 fils quittent le foyer familial, Jean-Hugues part pour Reims, et Bruno qui vient d'abandonner son idée de devenir médecin pour celle d'ingénieur, intègre au lycée Bazin de Charleville, la filière de préparation aux Arts et Métiers.

Années 1979-1980-1981-1982.

  • 10 et 11 mars 1979 : descente à Cluny pour parrainer la promotion qui entre à l'Ecole 25 ans après nous… c'est fou comme le temps passe.
  • 1er avril 1979 : je prends officiellement les rênes de l'usine, secondé par Etienne de Lépinau qui me succède au poste de sous-directeur, à la déception de mes amis Emile et Guy.
  • août 1979 : vacances à… Arès ! Quand on investit, il faut amortir.
  • le 26 août 1979, lorsque nous rentrons à Givet, nous devons faire hospitaliser de toute urgence Jean-Hugues – qui ne nous avait pas suivi à Arès, étant parti précédemment avec une certaine Sylvie, ce dont il n'avait pas jugé utile de nous tenir informés – atteint d'une tuberculose doublée d'une pleurésie. Il complote avec le jeune toubib appelé à son chevet pour se faire hospitaliser à Reims prés de sa nouvelle dulcinée, au lieu de Charleville-Mézières, sans prendre en compte le moins du monde que sa mère devra faire 300 km aller-retour pour aller le voir! Il y restera hospitalisé jusqu'au 29 septembre, date de son retour à Givet et de l'arrivée de Sylvie pour la première fois dans la maison familiale.
  • 28 août 1979 Madame Lardilleux se décidant enfin à quitter Givet, nous emménageons dans ce que les indigènes de Flohimont appellent "le Château"
  • 2 octobre 1979 : souffrant depuis plusieurs semaines de ce que je pense être des hémorroïdes, mon ami Jacques Robert consulté car chirurgien de son état, décide d'aller ausculter de plus près la partie la plus charnue de mon individu. Je passe donc sur le « billard ». Résultat : j'ai un phlegmon à l'anus. Je sors de la clinique cinq jours plus tard mais hélas les douleurs reprennent plus aigües que précédemment, et je suis à nouveau opéré le 18 octobre. Cette fois il me faudra patienter 9 jours avant de recouvrer ma liberté, en promettant toutefois à Jacques de revenir chaque matin à la clinique pour refaire le pansement… ce qui est loin d'être une partie de plaisir !
  • 26 janvier 1980 : nous organisons notre 1ère soirée au « Château ». Les invités sont les cadres et leurs épouses, les "ex" givetois genre Michel, plus quelques notables du cru – toubibs, chirurgien, directeurs d'usine – soit une bonne quarantaine de personnes!
  • 22 mars 1980 : atteinte d'un cancer, nous avons l'immense tristesse de perdre la sœur de Kinou. Elle sera enterrée dans le caveau de la famille Blot le 26, jour anniversaire des jumeaux.
    Elle aurait eu 49 ans le 17 avril.
  • 16 août 1980 : pour notre 22ème anniversaire de mariage, c'est au tour de la Mémé de nous quitter. Elle séjournait chez nous lorsqu'il s'est avéré nécessaire de la faire hospitaliser à Charleville où le médecin a diagnostiqué un cancer. Elle avait eu 73 ans le 9 février.
    L'enterrement se déroulera à Bègles le 21 août.

Mais la vie continue :

  • 6 septembre 1980 : fiançailles de Sylvie et Jean-Hugues, avant de les lâcher à Montpellier où ils vont fréquenter l'IUT de biologie.
  • 25 octobre 1980 : c'est au tour de Brigitte et Didier de se fiancer.

Encore une année riche en évènements qui s'achève.

  • 8 janvier 1981: nous "descendons" à Paris pour admirer le "petit frère" recevoir le Poireau !
  • 15 janvier 1981 : je suis officiellement diplômé de l'Institut de contrôle de gestion.
  • 7 mars 1981 : je cède enfin "aux amicales pressions" de mon entourage et me retrouve intronisé au Rotary Club de Fumay – Vallée de la Meuse.
  • 6 juin 1981 : mariage de Didier et Brigitte au Hilton Orly.
  • 29 juin 1981 : mon père, en clinique depuis près d'un mois pour cause d'artérite, subit l'ablation de la jambe droite. Le 1er juillet il est admis au service de réanimation de l'hôpital St Michel où il décède le 14 juillet. Il avait eu 75 ans le 23 janvier. Il sera incinéré au Père Lachaise et inhumé au cimetière Montmartre le 22 juillet dans la plus stricte intimité.

Entre temps, le 7, Bruno sera reçu au bac E et admis en mathsup, et ce à mon vif étonnement vu le peu de travail fourni durant l'année scolaire.

  • en août 1981 nous passons les vacances à Arès avec Bruno, Jean-Hugues et Sylvie, où nous aurons la visite de Geo² et Marie.
  • le 3 septembre Bruno obtient son permis de conduire, et le 9 il intègre la taupe du lycée Baggio à Lille, vraisemblablement pistonné par mon ami le proviseur de Bazin !

Nous passerons Noël chez ma mère, et le jour de l'An 1982 à Flohimont avec les enfants.

Bruno s'est rendu compte que le manque d'efforts fournis en terminale ne lui permettait pas de suivre en taupe, et très lucidement, il décide de refaire une terminale au lycée de Givet.

  • en juillet 1982, Jean-Hugues décroche son diplôme universitaire de technologie en "industries alimentaires", et décide de se spécialiser en œnologie, alors que Bruno obtient donc son bac pour la 2ème fois, mais en catégorie C ce coup-là!
  • en août, sempiternelles vacances à Arès, sans les fils mais avec Etienne et Léonor.
  • septembre 1982 : Bruno intègre une nouvelle fois la taupe. Ce coup-là, ce sera au lycée de Champagne-sur-Seine que lui a conseillé le Proviseur de Givet, et Jean-Hugues loupe l'entrée en oeno, il a juste oublié de s'inscrire!

Année 1983.

Nous attaquons, sans en avoir conscience, une année assez mouvementée.

  • le 20 janvier, le sieur Arlet, polytechnicien de son état, et qui a remplacé Collet parti en retraite, la tête de Tréfimétaux, me convoque à son bureau parisien. Nous nous connaissons de longue date, puisque c'est à lui que j'ai refusé de reprendre la direction de l'usine de Montbrison après sa cession par EURO-FAC. Il m'annonce ne pas être satisfait de la marche de l'usine de Givet, ce qui se conçoit dans la mesure où depuis 1975 elle croule sous les investissements – programme condenseurs, rotublocs, Roche-Fagne – que le personnel n'a pas le temps de mettre en route correctement. Comme de surcroît il me trouve fatigué, il a décidé de me confier, au siège, la responsabilité de la logistique, l'énergie et l'environnement… assumée actuellement par mon ami Pochat, ex directeur de l'usine de Dives, appelé, en fonction de son appartenance au clan des "X", à d'autres fonctions au siège de PECHINEY !
  • le 17 avril, nous donnons un apéritif d'adieu à nos amis givetois, le 21 les déménageurs viennent charger, et le 22 ils débarquent tant bien que mal nos pénates dans un appartement que Kinou nous a déniché dans le cadre de la résidence Grand-Siècle à Versailles.
  • le 29 avril, jour de la naissance de notre petit neveu, Jean-Christophe Blot, à la fin de ma période givetoise, je préside mon dernier comité d'établissement.
  • le 2 mai, j'intègre le 15eme étage des locaux de la porte Pouchet !
  • le 22 mai, nous célébrons à Cluny, le trentième anniversaire de notre entrée aux Arts.
  • en juillet, Bruno qui pour s'entraîner, a passé le concours d'entrée aux Mines de Douai est… reçu !
  • juillet/août : nouvelles vacances à Arès avec Bruno où nous recevrons Geo², Marie et Etienne.
  • 21 août: Maman que nous avons récupérée à son retour de Cannes, décède à 6h du matin dans la clinique où mon médecin l'avait fait admettre la veille. Elle aurait succombé à un infarctus du mésentère. Elle avait fêté ses 69 ans au mois de juin dernier. Nous l'enterrerons le 25, au cimetière Montmartre à côté de papa, et malgré mes 50 ans, je me sens vraiment orphelin.
  • 11 septembre : baptême du petit neveu.
  • 20 septembre : j'accompagne Bruno â Douai pour sa rentrée aux Mines qu'il a finalement décidé d'intégrer de préférence à une année de math/spéciales sans certitude de réussite… aux Arts et Métiers. Cette année-là, Jean-Hugues est bien inscrit en oeno !
  • 19 novembre : nous assistons au Bal donné par l'Ecole des Mines à Douai.
  • 18 décembre notre vieil Udo nous quitte après 13 années de bons et loyaux services. Nous sommes bien sûr très touchés par cette perte au point que Kinou ne souhaite pas de nouveau chien au foyer, pour éviter. dit-elle, de souffrir lorsque la mort vient les arracher à notre affection.
  • le 25 décembre au matin, Didier nous apprend que son père, Roger, a été tué d'un coup de fusil dans le courant de la nuit précédente, par l'ancien mari de la femme que fréquentait notre beau-frère. Il sera enterré dans le caveau de famille à Champigny le 30.
  • 31 décembre : réveillon à Grand-Siècle avec les enfants et les Bilous.

Année 1984.

Fin mars. Carole et Kinou descendent à Cannes pour déménager tout ce que nous ne désirons pas laisser à la disposition des futurs locataires (en attendant de trouver un acquéreur)

  • du 20 au 30 avril, repos à Arès.
  • du 06 au 08 mai, virée à Givet pour revoir les amis: Walti, Hamon. Chappe, Evereare
  • 16 juin : on fête les 20 ans de mariage des Bilous.
  • 21 et 22 juillet les "Givetois" (la bande des 10) envahissent Grand Siècle !
  • du 31 juillet au 27 août : vacances à Arès avec Jean-Hugues, pendant une semaine, venu arroser ses brillants résultats : il doit redoubler sa 1ère année ! Visite de Geo² et Marie durant quelques jours.
  • le 24 décembre nous réveillonnons chez Didier en compagnie de toute la famille de Brigitte; et le 29 c'est à notre tour de réunir enfants, Bilous et cousins !
  • le 31, réveillon à Manosque avec Geo², Marie et les enfants.

Année 1985.

Nous profitons de notre présence dans le midi pour aller voir l'installation de notre fils ainé à Montpellier dont il nous rebat les oreilles depuis si longtemps. Il est – momentanément – séparé de Sylvie.

  • février : le 2, Karinou est opérée de l'appendicite, et le 28, malgré les fermes dispositions adoptées par Kinou à la mort de Udo, un superbe petit Pékinois de 7 mois, Saul, fait son entrée au foyer. Je le lui ai offert pour son prochain anniversaire : 50 ans, ça s'arrose!
  • les 16 et 17 avril: nous rendons visite aux Poblon qui ont pris leur retraite à Noyon, dans une maison rachetée à la Société Générale de Fonderie.
  • en juin, Karine fait sa communion le 23, et Bruno nous annonce son passage en 3ème année. Une fois de plus le couperet n'est pas tombé loin derrière ses fesses !
  • en juillet, le 17 nous descendons à Arès avec les enfants qui partiront pour Montpellier une dizaine de jours plus tard. Geo² viendra seul – nous saurons ultérieurement que Marie l'a quitté – et je rentrerai à Versailles le 18 août, Kinou restant à Arès jusqu'à la fin du mois.
    Quant à Jean-Hugues, il nous annonce son deuxième et définitif échec en oeno ! Mais il reste à Montpellier pour chercher du boulot… et j'ai la naïveté de le croire !
  • novembre : nous assistons le 16 au bal de l'école des Mines à Douai, et sommes honorés d'une visite de 4 jours de notre fils aîné.
  • en décembre nous participons le 7 à Givet à la soirée d'adieu des Millet mutés à Paris, et le 17 on me remet la médaille du travail pour 25 ans de service. Nous avons une nouvelle visite de Hugues.
  • 25 décembre : nous passons noël avec les enfants et la famille Blot, et le 31 nous réveillonnerons chez les Bilous.

Année 1986.

  • en avril, nous descendons une semaine à. Manosque – je n'ai jamais pris autant de vacances que depuis ma mutation au siège ! et le 30 Bruno nous annonce son passage en 4ème année (de justesse!) ainsi que son stage chez Ford à Blanquefort.
  • en mai, Hugues nous rend une visite du 20 au 23, et nous informe 3 jours plus tard par téléphone qu'il a un découvert de 10 000 francs à la banque. No comment !
  • début juin, Kinou descend seule avec Pépère – surnom donné à Saul – à Manosque pendant une dizaine de jours.

Fatigué par les histoires de mon fils ainé, je lui demande "fermement" de revenir à Versailles, et le 25, il débute comme VRP, grâce à son oncle Alain, au "Menu Parisien".

  • en juillet, nos 2 nièces – Natalie et Léonor – sont reçues au bac, et le 12 nous descendons à Cluny assister… au mariage de Marie Walti.

Nous partirons ensuite à Arès le 22 et je remonterai à Paris le 18 août, Kinou m'y rejoignant à la fin du mois.

  • septembre est le mois des "cabs": Titou dépose son bilan, le Menu Parisien prolonge la période d'essai de Hugues qui a renoué – sans nous en informer – avec Sylvie ce qui conduit à une discussion quelque peu animée débouchant sur son départ du foyer familial.
  • le 22 novembre nous fêtons les 30 ans de ce "cher petit Titou".
  • en décembre, la famille Blot vient passer Noël avec nous, le 27 nous recevons toute la famille Reinhardt, et le 31 nous réveillonnons en....tête è tête!

Année 1987.

  • en mars, nous célébrons les 20 ans de Natalie, et le 26, pour les 52 printemps des jumeaux, Geo² nous invite au Bernica où nous retrouvons Léonor et  Jean-Hugues que nous n'avons pas revu depuis 5 mois. C'est le cadeau de Geo² pour sa sœur.
  • le 11 avril, avec la vente de son violon, mon épouse nous offre une magnifique chaîne
  • le 26 avril, pour les 25 ans de son "petit", Kinou organise une fête où nous serons 16 dans 120m2 ! Bilous, Blot, Houbaux, Jacqueline Brisbois, Léonor et ...Sylvie.

Bruno organisera à son tour pour ses copains une fiesta dans un local à Versailles le 1er mai.

  • en mai, une semaine en début de mois passée à Manosque avec une pointe poussée à Cannes pour voir l'état de l'appartement suite à une fuite en terrasse. Puis une semaine à Arès en fin de mois.
  • en juin nous enchaînons sur 3 jours aux Chollets pour voir les Blot.
  • le 3 juillet. Bruno reçoit son diplôme d'ingénieur. Puis du 19 au 29, nous descendons à Manosque, pour la sortie de Geo² de l'hôpital. Nous en repartirons directement pour Arès.
  • le 4 août, Bruno part au service militaire. Le 17, je remonte à Paris tandis que Kinou et Pépère repartent à Manosque d'où ils ne rentreront que le 5 septembre.
  • le 22 septembre, Bruno est muté à... Cazaux !
  • le 2 novembre R. Michel offre un déjeuner d'adieu - il ne souhaite pas servir sous la houlette du Groupe italien auquel Gandois, l'actuel PDG de Péchiney, nous a vendu – dont je fais partie.
  • le 24 décembre, nous réveillonnons au "Chapeau Gris" à Versailles avec Bruno revenu de Bordeaux pour l'occasion, et le 31, nous restons en tête à tête.

Année 1988.

Cette année sera celle de l'immobilier !

  • à défaut du 1er, le 2 janvier nous déjeunons en famille avec les enfants et Sylvie.
  • le 22 février, l'agence de Cannes en charge de la vente de l'appartement des parents nous annonce avoir enfin trouvé un client. Nous finissions par ne plus y croire! Le compromis est signé le 24.
  • début avril, nous partons passer quelques jours à Arès. Cette année, je vais avoir 55 ans, et comme bon nombre de membres du personnel de cet âge que je me suis vu contraint de mettre en préretraite à travers moult plans sociaux, j'ai la lucidité de considérer que je ne suis pas exempt d'être l'objet d'une mesure similaire. Il me parait donc urgent d'avoir un toit un peu plus large que celui de notre petite maison arésienne à mettre sur notre tête de façon à ne plus avoir de loyer à payer une fois retraité. Après nous être concertés, nous mettons donc "Paradis V" en vente, et partons en quête d'une maison pour nos "vieux jours".
  • Je rentre le 11 à Paris, Kinou et Pépère restant jusqu'au 17.
  • Du 26 au 29, Carole et Kinou s'offrent un séjour sur la Côte d'Azur pour le déménagement de l'appartement de Cannes !
  • le 22 mai j'emmène mon épouse effectuer un pèlerinage sur les lieux de ma petite enfance dans le XIVème – rue de l'amiral Mouchez et au parc Montsouris – avant d'aller passer une courte semaine à Arès.
  • du 22 juillet au 22 août les choses se précipitent:
    • nous descendons à Vierzon fêter les 30 ans de Brigitte, ce qui déclenche ma 1ère crise de goutte obligeant ce pauvre Bruno à venir nous chercher pour gagner Arès le 28.
    • le 5 août, l'agence nous organise un circuit de maisons mises en vente, en commençant par celle sise dans le lotissement du   Ruisseau.
    • le 11 août, nous signons le même après-midi la promesse de vente de "Paradis V" et celle d'achat du "Ruisseau" !
    • le 22 je rentre à Versailles où Kinou me rejoindra le 15 septembre.
  • le 30 septembre, sans avoir à se déplacer grâce aux procurations établies durant notre séjour arésien, sont signés les actes notariés de vente et d'achat des deux maisons.

Il reste à Bruno, demeuré sur place pour cause de service militaire, à embaucher quelques copains pour transférer le mobilier du Paradis au Ruisseau !... merci Bruno.

  • nous allons profiter d'avoir désormais une maison digne de ce nom pour transférer une partie du mobilier entassé à Versailles, opération réalisée en novembre: le 11, descente à Arès- le 17 arrivée des déménageurs - le 21 retour sur Paris. C'est notre onzième déménagement !
  • en décembre, le 24 réveillon avec Bruno, le 30 soirée avec les Reinhardt, et le 31 en tête à tête !

Année 1989.

  • 23 janvier : Bruno démarre sa vie professionnelle chez GESTEC.
  • en mars, le 5 nous apprenons le décès de ma tante Céférinette, la sœur de papa, puis du 23 au 28, descente à Manosque pour l'anniversaire des jumeaux.
  • le 16 avril nous visitons le 1er appartement de Bruno à Puteaux.
  • le 29 avril nous repartons sur Arès. Je rentre en train le 1er mai pour… redescendre le 4 afin d'accueillir dignement une équipe de manosquins emmenée par Geo² et qui repartira le 8 ! Quant à nous, nous reviendrons à Versailles le 14, où nous fêterons le 27 les 30 ans de Jean-Hugues en famille.
  • 24 et 25 juin, visite aux Chollets pour voir les Blot dans leur domaine.

Karine et Etienne sont reçus au bac en juillet.

  • le 11 juillet, descente à Arès où Geo² et Piéry nous rejoignent le 28. Le 31 je repars au boulot et fête mes 56 ans chez Bruno en compagnie de Hugues et Sylvie. Après quoi je m'offre – par le train – une petite escapade arésienne du 11 au 15 août.
  • le 8 septembre, nouveau voyage vers Arès où nous allons recevoir, pour quelques jours chacun, les cousins de Vierzon et les Michel de Dordogne. Retour avec Kinou cette fois le 17.
  • les 23 et 24 septembre, réunion de promo à Paris avec comme objectifs : visite du Sénat et soirée comprenant repas et spectacle au Lido!

L'année se termine par un noël à Versailles avec Bruno et les Reinhardt à déjeuner le 31 décembre.

Année 1990.

  • le 1er janvier nous déjeunons avec Bruno au "Chapeau Gris". Le repas de famille avec enfants, Bilous et Sylvie se tiendra le 7 à Grand Siècle.
  • le 12 février, la tempête qui sévit sur le Bassin, couche un de nos pins sur la maison. Heureusement les dégâts se limitent au remplacement de quelques tuiles et d'une planche de rive.
  • ·en mars descente à Manosque pour le sempiternel anniversaire des jumeaux.
  • en avril, nous irons voir les cousins à Vierzon du 13 au 16, et célébrerons l'anniversaire de Bruno le 22 avec les Blot et Jacqueline Brisbois, A la fin du mois, le 29, départ pour Arès où Geo² et une nouvelle équipe manosquaine arrive le 2 mai. Je rentre seul le 6, pour revenir le 24. Nous rentrerons avec Kinou le 30.
  • en juin nous recevons la visite des....Tirole !
  • du 13 juillet au 5 août, de nouveau Arès avec toutefois une halte à Bigaroque chez les Michel du 13 au 15. Geo² et Piéry arrivent le 24, et je passe commande à Carvalho le 25 pour le garage (il fera cela pendant l’hiver).
  • retour au boulot à partir du 6 août. Je me fais coincer le 17 au retour de l'usine de Boisthorel pour excès de vitesse - 153 km/h pour 110 - ce qui déclenchera une suspension de permis du 3 au 18/12, et une confortable amende à payer !
  • de nouveau à Arès à partir du 25 pour accueillir les Bilous et leurs filles jusqu'au 30. Le 2 septembre nous célébrerons à Libourne les 80 ans de l'ami Camille. Retour Versailles le 4/09.
  • les 22 et 23 septembre, c'est au tour des 80 ans de Denise Baudoin d'être fêtés à Beauraing.
  • le 25 septembre acquisition pour Kinou d'un petit secrétaire auprès de sa protégée Marysa.
  • en octobre, du 19 au 21, visite des Reinhardt : dîner à l'institut Vatel avec les Bilous, et couscous à Versailles au Sérail. Puis arrivée de Geo2 et Piéry le 29, et derechef dîner avec les Bilous le 31… à l'institut Vatel. Ils repartent le 2 novembre.
  • le 24 décembre, réveillon avec Bruno et tête à tête le 31.

Année 1991.

  • le 16 février on déjeune chez les Bilous pour le demi-siècle du petit frère!
  • le 10 mars, c'est chez Jean-Paul Millot que nous déjeunons avec ses parents que je n'ai pas revus depuis l'époque du lycée ! Et le 20, je passe mon dos au scanner à l'hôpital Mignot de Versailles.
  • du 28 au 2 avril, petite escapade manosquaine au cours de laquelle nous rencontrerons le peintre Fiorio.
  • le 20 avril on fête les 20 ans de Karine chez les Bilous, et le 28, les 29 de Bruno chez nous.
  • le 1er mai. Carvalho nous annonce la fin des travaux au Ruisseau : nouveau garage, transformation de l'ancien en babazouk et cave à vin, plus abri en dur pour la pompe d'arrosage. Nous descendons le 7 pour constater "de visu", et l'on retrouvera Geo², Piéry et Bruno arrivés avant nous.
  • Je repars seul le 20, Kinou me rejoignant le 28.
  • le 30 juin, réunion de famille à Versailles pour les 32 ans de Hugues.
  • le 1er juillet, Fabienne Follain, mon médecin traitant, m'expédie voir le Docteur Benazet –orthopédiste de son état – à la Salpêtrière avec mon scanner. Ce sont les disques qui sont foutus, et, malheureusement, il n'existe pas d'échange standard.
  • le 18 octobre, Saul qui a des calculs dans la vessie est opéré par le véto de Grand Siècle. – du 25 octobre au 1er novembre, nous avons la visite de Geo² et Piéry.
  • le 25 novembre ce pauvre Saul doit à nouveau être opéré, et le 30, Camille nous annonce le décès de Nicole Dubourg, une vieille amie de Kinou.
  • le 14 décembre je reçois la médaille du travail des 30 ans à l'Hôtel de Ville de Versailles. Nous passons Noël chez les Bilous avec Bruno, et le 31 en...tête à tête !

Année 1992.

Encore une année "charnière"  comme dit l'autre !

  • le 23 janvier, entretiens successifs avec Bouquet-Nadaud. Jannet et Erignoux. Sujet abordé: mon éventuel départ… en retraite.
  • le 4 février Carole entre en clinique pour être opérée.
  • du 20 au 23, visite de Geo² et Piéry. Le 22 on fête les 25 ans de Natalie chez les Bilous. – en mars, nous rendons visite aux Jaunet en Champagne (à Trépail) les 14 et 15. le 23, Follain m'envoie chez un cardiologue du Chesnay: c'est pour la tension cette fois!
  • le 31 mars, la Direction Générale offre un "pot d'adieu" à l'occasion de mon départ.
  • 1er avril : ça y est, je ne fais plus partie des "actifs"....et ce n'est pas un poisson! Nous attaquons cependant un mois chargé:
    • le 11, fiesta à Grand Siècle pour les 30 du "petit" (Bilous, Blot, Léonor, Hugues)
    • le 19, virée à Soissons voir les Harpon et...la fabrication du sucre!
    • les 21 et 22, les déménageurs chargent à Versailles. Nous couchons au Novotel, et partons le lendemain pour Arès.
    • 24 déchargement. Le 25 arrivée de Geo² et Piéry et le 30, celle de Bruno et Léonor.
  • le 3 mai, ils repartent tous les quatre, et le 6 c'est notre petit Saul qui nous quitte après dix jours de souffrance. Les vétos de Grand Siècle et d'Andernos sont des cons malfaisants.
  • du 11 au 17 juin, voyage à Manosque. But de l'opération : trouver un appartement à Aix dans nos moyens ! Le 16 on visite, entre autres, les Trois Moulins (bien trop cher). Diner le soir chez Piéry. A noter car ce sera la seule fois ! On rentre à Arès.
  • en juin, arrivée des fils le 19. Bruno repart seul le 21, Hugues restant jusqu'au 27 après la visite du Médoc (Tour du Roc, Citran et Margaux)
  • le 5 juillet, le propriétaire des Trois Moulins ayant considérablement revu ses prétentions initiales, Geo² signe à notre place la promesse de vente.
  • du 11 au 15 juillet, visite de Bruno qui reviendra du 6 au 19 août.
  • le 22 août nous partons pour Manosque afin d'être présents le 23, jour des 50 ans de Piéry. C'est ce jour-là que Geo² s'ébouillante la cuisse au sens étymologique du terme Nous repartons le 27, et faisons l'acquisition de la "Métro-Sport" pour Kinou le 28.
  • le 7 septembre nous repartons à Manosque pour aider Geo² pendant sa période de soins suite à ses brûlures. Le 15, nous signons l'acte d'achat des Trois Moulins, et je rentre seul à Arès le 17 Kinou me rejoignant par avion le 21.
  • le 8 novembre, pose des survitrages sur toutes les fenêtres hors souillarde et babazouk.
  • le 2 décembre, rendez-vous à Bordeaux avec les Michel. Et du 23 au 28, on se paye une virée dans la capitale : chez Bruno avec réveillon et Noël chez les Bilous.
  • Le 30, le foyer familial accueille Honey Moon – 2 mois - accompagnée, comme toute jeune fille bien élevée, par son père un magnifique West Highland White Terrier!
  • Le 31 réveillon chez les Reinhardt, avec... son prof d'anglais !

Jusqu'ici, je n'ai pas à me plaindre de ma nouvelle classification "d'inactif"

Année 1993.

  • 4 février: enrôlé par le Sporting Club Arésien (SCA), suite à ma visite au Maire, je suis propulsé secrétaire adjoint au cours de l'assemblée générale du club. Ce même mois, Carvalho réalisera la terrasse devant le garage ainsi que le mur de séparation.
  • Le 27, nous assisterons à l'enterrement du gendre de Lisou, mort dans un accident de la route.
  • en mars, Bruno vient 3 jours pour les 58 ans de sa mère.
  • en avril, le 24, Geo², Piéry et 0livier arrivent passer 8 jours au moment du 1er rallye organisé par le SCA… et votre serviteur.
  • le mois de mai est une fois de plus dédié au déménagement ! Le 7 chargement du mobilier à Arès, le 9 nous partons pour la Provence, et le 10 déchargement à Aix. Achats au centre commercial de Plan de Campagne: lave-linge, cuisinière, canapé et micro-ondes, tout cela livré le 14. jour où Pandora Millet nous annonce la mort du mari de Viviane.
  • Le 19, Bruno vient passer 5 jours avec nous, et le 26 nous rentrons à Arès.
  • Le 28, nous recevons les Hamon pour 2 jours, et le 29, o surprise, Hugues débarque, il repartira le 5 juin, la veille de la fête des Mères! Il m'étonnera toujours celui-là.
  • en juin c'est le petit frère qui vient nous voir avec le Bilou. Ils arrivent le 19, suivis des filles le 25, tout le monde repartant le 27.
  • le 18 juillet on assiste au concert donné par Lionel Hampton et Michel Legrand à Andernos. Août est consacré aux anniversaires : le 7, réception pour mon passage chez les sexagénaires avec les 2 familles Reinhardt. Lisou, Christine, Sophie et Stéphane. Le 13, c'est celui de Dominique. Le 14. Bruno arrive avec un copain passé 15 jours, et le 18 ce sont Geo² et Piéry pour 10 !
  • en septembre, nous réceptionnons notre salon en cuir le 10. Les Michel viennent déjeuner le 22. Et le 27, visite au chenil Bellevue à Mérignac pour le dressage… de Honey !
  • octobre sera le mois des déplacements. Le 13, afin de "manger la cagnotte" du tap-tap, virée dans le Médoc - Mouton Rothschild, Lannessan. Margaux, avec déjeuner au Lion d'Or à Arcins et dîner aux Tamaris à Andernos.
    Puis nous partons le 19 pour Paris - en laissant Honey au chenil, la pauvre - chez les Bilous. Théâtre " le dîner de cons", restaurants avec Hugues et Bruno et le 23, nous participons à la réunion des "ex "de Givet....à Givet. Au retour arrêt à Bucy chez nos copains Hamon, et enfui récupération de Honey le 25. Ouf
  • le 9 novembre, nous partons pour notre séjour hiverno-provençal. Arrosage des 30 ans de Julie le 14 à Manosque. Le 16 force nous est de constater le vol de notre Peugeot 309 GTI, qui sera remplacée le 26 par une Peugeot 306 !
  • en décembre, déjeuner au Contadour dans le moulin de Giono, suivi de l'assassinat du cochon de Geo². Bruno arrivera le 23 passer 4 jours en famille, notamment le réveillon et Noël à Manosque avec Geo², Piéry, Olivier, Julie, Etienne, Léonor et Peter.
    Le 31, soirée manosquaine avec Geo2. Piéry et Madeleine, une copine à Piéry.

Année 1994.

  • le 9 janvier, cueillette des olives en Haute Provence. Ils appellent cela "l'olivade" !
  • en février et mars, aménagement de l'appartement : démontage de la cloison entre le living et la chambre, mise en place d'une chaudière et d'un radiateur neufs.
  • le 2 avril, dégustation d'une excellente bouillabaisse chez Camille à "la Bonne Adresse" à Ramatuelle grâce à Geo². Le 6, nous repartons â Arès où nous arriverons le 8, après une nuit passée à Villefranche de Lauragais et une visite aux Michel à Bigaroque.
  • arrivée le 19 avril de Geo² et Piéry. Croisière en bateau sur la Garonne le 21 entre Bordeaux et Cadillac avec eux, plus les Reinhardt, Lisou et Georges Lalande.
    Mais Geo² très mal en point (le pied) repart pour Manosque le 24,
  • en mai, Bruno vient passer 8 jours.
  • en juin, 2ème rallye OMNISPORTS le 05, et visite de Jacqueline Brisbois le 6.
  • en juillet, retour de Bruno pour 3 jours, et concert de Patricia Kaas le 17 à Andernos.
  • en août, coucou, ce sont les Bilous qui débarquent le 3. Croisière le 6 sur la Gironde entre Bordeaux et Blaye avec visite de la citadelle. Les nièces arrivent le 10, et tout le monde repart 6 jours plus tard après une virée dans le Médoc et à Arcachon.
    Ils sont remplacés le 24 pour une dizaine de jours par Hugues et Bruno.
    Le 25, les Houbaux de passage dans la région nous amène Jean-Christophe. Ce sera, à ce jour, l'unique visite d'un Biot à Arès.
  • en septembre, visite des cousins, visite des Michel et découverte du 10 au 13, du Futuroscope de Poitiers à l'occasion d'une réunion de promo.
  • en octobre, nos amis Hamon partent pour la Floride où est muté Michel. Plus modestement nous partons pour Vierzon le 28, avec passage aux Chollets et retour le 2 novembre.
  • le 15 novembre, départ pour la Provence.
  • en décembre, arrivée de Bruno le 21 pour une petite semaine. Réveillon avec Geo² et Piéry et Noël à Manosque avec les familles Manent et Yung.

Année 1995.

  • janvier est inauguré par un déjeuner au Contadour suivi d'une visite aux Leleu à Hyères. Il se clôt sur la pose de rideaux dans le salon et celle d'un radiateur dans l'entrée.
  • en mars nous faisons une virée à Hyères et à Giens avec Geo², et nous rentrons à Arès le 3 avril - le 26 avril, Alain nous annonce le décès du père du Bilou, et le lendemain Bruno arrive pour 15 jours.
  • en mai nous aurons la visite de Madeleine Robert pour quelques jours, juste à l'époque du Sème rallye du SCA.
  • les 13 et 14 juin, dans le cadre de la dilapidation de la "cagnotte tap-tap", nous allons visiter le zoo de la Palmyre avec dîner et coucher à Royan.
  • fin juillet. Bruno vient passer 4 jours, partant au moment où arrivent Etienne et Samia, de passage pour 48 heures ! A noter une paëlla chez les Perez et un couscous chez Cathy.
  • en août on débute en recevant à diner l'équipe du rallye. Puis c'est le défilé:
    • le 2 arrivée de Hugues pour une grande semaine.
    • le 12 ce sont les Bilous accompagnés de Mme. Faure, en même temps que Evereare.
    • le 16 arrivée de Geo², Piéry, Louis et Janie au moment où partent les Bilous.
    • départs en rafale: le 17 Evereare, le 23 les Pasdeloup, le 27 Geo2 et Piéry. Entre temps Bruno est arrivé le 24 pour 2 semaines.
  • en octobre, expédition sur la Capitale, Honey restant en pension chez Carvalho:
    • départ le 15 pour aller chez Bruno.
    • mariage de Jean Christophe Reinhardt le 7.
    • le 8 tous les Villacampa déjeunent chez Bruno, et le 9 nous dînons à 4 chez Hugues!
    • retour au bercail le 12.
  • en novembre, départ le 14 pour la Provence, où Camille nous annonce le 25 le décès de sa fille.
  • décembre : olivade le 3 suivie d'un réveillon et d'un Noël précoces les 23 et 24, avec Bruno arrivé la veille, Geo², Piéry, Léonor, Etienne, Olivier et Julie.
    Le 26 Bruno repart et nous nous retrouvons en tête à tête le 31.

Année 1996.

  • en janvier, les Leleu qui séjournent à Hyères, viennent passer la journée avec nous à Aix.
  • février est médical: Geo² entre en clinique pour être opéré, et nous manquons de perdre Honey par empoisonnement. Il faut toute la science de la véto d'Aix pour la sortir, au bout d'une semaine, de ce mauvais pas qui a bien failli lui être fatal.
  • en mars, nous rentrons à Arès le 11, afin de repartir pour Paris le 21 pour assister au mariage du Karinou le 23 ! Honey est retournée en pension chez Carvalho.
    Nous rentrons le 29 avec Bruno qui vient passer une dizaine de jours.
  • mai: je dois déclarer forfait pour le 4ème rallye du SCA pour cause de crève. En fin de mois arrivent pour quelques jours Geo², Piéry et Bruno.
  • en juin, le 11 nous allons visiter le village de Marqueze avec le club de scrabble. Bruno arrive le 21 pour repartir le 30 à l'arrivée des Michel venus passer 2 jours avec nous.
  • fin juillet, Geo² et Piéry passent par Arès, en partance pour le Canada.
  • en août, Hugues et Bruno viennent pour mon anniversaire, et "les canadiens" de retour passent 5 jours avec nous avant de regagner Manosque,
  • en septembre, visite des cousins pour une petite semaine.
  • en novembre, c'est à notre tour de voyager: les Chollets pour voir les Blot, Vierzon pour voir les cousins, y compris Jacques Villacampa, et enfin Paris chez Bruno, puis réunion familiale chez les Bilous avec Hugues, Bruno, les filles. Pascal et... Mme. Faure. Nous rentrons le 18 à Arès et récupérons Honey chez Muriel.
  • nous partons le 4 décembre pour notre séjour hiverno-provençal. Le 13, ils assassinent un nouveau cochon, puis c'est l'olivade le 21, l'arrivée de Bruno le 24 pour 2 jours, et Noël chez Geo2. Rien pour le 31 passé au lit avec mal au dos!

Année 1995.

  • le 21 janvier, nous pouvons enfin récupérer, dans un triste état, notre appartement aixois libéré par nos locataires.
    Le 27, déjeuner chez Geo² avec Marie-Hélène que nous n'avions pas revue depuis longtemps, et le lendemain avec un autre revenant: Jacques Brisbois.
  • en février, le 2, et cela mérite d'être noté, Kinou va voir une gynécologue !
  • en mars, nous recevons les Leleu à Aix, et rentrons à Arès le 30.
  • début avril, je tombe malade et repasse le microbe à Kinou. Bruno vient passer une semaine.
  • en avril, François Ferrand nous rend visite, et le 29, vernissage de la "Palette Alizarine".
  • fin juin, Hugues emménage dans un pavillon à Ermont (dans le Val d’Oise)
  • fin juillet, Bruno vient passer 3 semaines à Arès.
  • en août, nous fêtons au Saint Eloi avec les 2 familles Reinhardt et Bruno, nos 40 ans de mariage.
  • en septembre, visite des cousins en début de mois et des Bilous pour 5 jours à partir du 18.
  • octobre est marqué par la perte d'un vieil ami: Camille que nous enterrons le 14.
  • décembre, Bruno part au Canada. Le lave-vaisselle rend l'âme, et le 23, après avoir mis Honey en pension, nous partons en avion pour Paris passer Noël chez les Bilous. Soirée au théâtre le 26, avec dîner chez Drouant, puis retour à Arès le 29.
    Le 31, repas à deux au Saint Eloi.

Année 1997.

  • en janvier, après une série de piqures à l'occasion des méfaits causés par ma 5ème lombaire, nous réceptionnons Alain et Carole le 30. Le lendemain nous arrosons les 46 ans du petit frère au "Château de la Pioline" aux Milles. Très bonne maison !
  • les Bilous nous quittent le 2 février, et laissent la place le 27 à Guy Evereare avec lequel nous irons casser une petite graine chez les Leleu à Hyères.
  • en avril, le 11 et pour 4 jours nous accueillerons les Reinhardt, juste avant de rentrer le 21 à Arès.
  • en mai, après une visite à l'ami Camille en maison de repos suite à son accident (renversé par une voiture !), et le vernissage de l'école de peinture de mon épouse "la Palette Alizarine", voyage éclair entre le 30 mai et le 1er juin pour assister à la communion de Jean-Christophe Blot à Viry-Châtillon.
  • rentrés le 1er juin à Arès, juste pour le 2ème tour... des législatives ! Départ sur Montmorency le 11 pour une petite semaine, le temps de dîner chez Karine, goûter chez Natalie, voir Hugues dans les locaux de "Phénomène J" et passer une excellente soirée avec les Bilous en balade – avec dîner – sur un bateau mouche sur la Seine.
    Deux jours en fin de mois chez les Michel à Bigaroque.
  • en juillet nous verrons Bruno pendant 4 jours et... l'installation d'une télésurveillance!
  • début août arrivent Geo² et Piéry, suivis de Julie et Jean-Paul, qui repartiront à Aix 5 jours plus tard guère enthousiasmés par le Bassin et son temps… mitigé !
    Geo² et Piéry partiront ensuite une semaine à la découverte de la Dordogne avant de revenir à Arès. Pendant leur escapade, arrivée de Bruno pour une quinzaine.
  • en septembre, nous participerons à la réunion de promus à l'île d'Oléron, avant la visite à Arès d'un de mes anciens collaborateurs, Mr. Pouilley accompagné de son épouse, en fin de mois, visite de Pau et Orthez avec les Reinhardt grâce... à la cagnotte ! Sacré tap-tap!
  • rien à signaler en octobre, hormis l'accrochage de l'Austin par la mère Ferreira.
  • l'appartement d'Aix étant squatté depuis 6 mois par des locataires qui prolongent leur séjour, nous ne partons pour Manosque que le 22 décembre, Bruno arrivant pour 4 jours le surlendemain. Noël avec les familles Manent et Jung, et le 31, réveillon à 4 en regardant les filles du "Crazy Horse" à la télé!

Année 1999.

  • en janvier, nous partons le 11 pour la Provence, et ferons la connaissance de Martin fils de Julie et Jean-Paul. Le 21, visite aux Leleu à Hyères et le 25 voilà Hugues à Aix – c'est une première – pour une semaine.
  • le 11 février, est-ce un hasard, il a besoin de notre aide financière ?
  • en mars, le 24, passage de l'agent recenseur, et le 30 nous arrosons les 64 printemps des jumeaux au Relais Ste Victoire.
  • retour sur le Bassin le 4 avril pour assister à l'assemblée générale du SCA le 7.
  • en mai, vernissage de la Palette Alizarine et pose d'un climatiseur dans la chambre mansardée.
  • en juin, Kinou entre en clinique pour des radios tandis que les Huns abattent tous les pins de l'espace vert… public ! Bruno viendra passer 4 jours à la fin du mois.
  • en juillet visite de Gilles Michel avec ses enfants et sa nouvelle femme.
  • en août, nous recevrons Geo², Piéry, Bruno et Léonor.
  • en septembre je vais monter sur les planches de la salle Brémontiers dans le cadre d'une pièce de la commédia dell'arte ! De nouveau Hugues sollicite financièrement ses géniteurs.
  • en octobre, nous allons marier Stéphanie, la plus jeune fille de Jean et Dominique Reinhardt.
  • le 24 novembre, départ pour Aix.
  • suivant un planning désormais parfaitement réglé pour décembre : le 4 mise à mort du cochon, le 12 l'olivade, le 23 arrivée de Bruno, le 24 et 25 agapes chez Geo². Mais arrivé là, il y a comme un défaut: la tempête se déchaîne sur le Bassin! Par chance pas de dégât important à déplorer à part une branche de pin, une d'eucalyptus et quelques tuiles de rive qui ont choisies la liberté. Le 31, réveillon chez Geo2

Année 2000.

  • les Bilous viennent passer le week-end du 14 au 16 janvier avec nous.
  • en février, nous trouvons des amateurs pour notre appartement, et nous signons la promesse de vente chez le notaire le 17. Dans la lancée, et après bien des tergiversations, nous réservons un appartement dans un programme de construction en voie d'achèvement dans le centre de Manosque le 29.
  • le 26 mars, jour anniversaire des jumeaux, notre ami Jacques Leleu nous quitte...définitivement.
  • le 4 avril, nous revenons sur notre Bassin
  • en mai Kinou tombe malade, et son toubib "chinois" l'adresse, en désespoir de cause, à un spécialiste qui préconise une coloscopie. Mais, pas de temps à perdre:
    • le 23, départ pour Aix,
    • le 25, passage chez le notaire aixois,
    • le 31, c'est l'apothéose!
      • à 11 heures, nous signons à Aix la vente des "Trois Moulins'
      • à 17 heures, nous signons à Manosque l'achat de "L'Odyssée"
  • en juin nous exécutons notre 15ème déménagement – et je me suis juré que ce serait le dernier –avec chargement à Aix le 6, déchargement à Manosque le 7, et retour à Arès le 14.
    Bruno arrive le 19, pour une quinzaine, juste à temps pour la coloscopie de sa mère le 27.
  • en juillet, notre amie Jacqueline se fait opérer, la télé du salon rend l'âme et est remplacée par une neuve, et le 28 le Karinou nous annonce qu'elle attend Lulu pour janvier 2001 !
  • en août, retour de Bruno pour une petite semaine, pendaison de crémaillère chez Carvalho et visite pour quelques jours de Geo² et... Léonor.
  • en septembre nous passons 2 jours au "Puy du Fou" avec les Reinhardt grâce à la cagnotte,
    Le 9, nous enterrons le papa de Geneviève, et le 14 les cousins viennent pour quelques jours.
  • le 14 octobre, théâtre à Arès avec "le canard à l'orange"! Et le 19, Kinou troque sa vieille Austin contre la 205 - plus âgée - de son amie Raymonde.
  • le 15 novembre, départ pour Manosque pour participer le 26 aux olivades.
  • en décembre:
    • le 3 mise à mort du cochon,
    • le 20, pendaison de crémaillère à l'Odyssée,
    • le 22 arrivée de Bruno pour une semaine,
    • le 24 réveillon à l'Odyssée avec Geo² et Piéry,
    • le 25 repas chez Geo² à… 13 !
    • le 31 réveillon chez Geo².

Année 2001.

  • nous fêtons le nouvel An à l'Odyssée avec Geo² et Piéry. Le 17 janvier, il neige sur Manosque! Et le 21. Karinou met au monde Léo.
  • le 20 février, nous déjeunons chez les Solat.
  • en mars, après un dîner à la Cigogne d'Or avec Geo² et Piéry, nous partons le 6 pour Arès – avec une étape à Castelnaudary – pour pouvoir voter aux Municipales des 11 et 18.
  • Le 12, mon très vieux copain Jean-Paul nous quitte brutalement. C'est le deuxième ami de mon âge qui disparaît en 1 an.
  • Le 22, nous prenons l'avion pour Paris:
    • le 23 nous faisons la connaissance de Léo.
    • le 24, soirée chez les Bilous pour les 60 ans du petit frère !
    • le 26 il nous emmène déjeuner au restaurant "Les Elysées" pour les 66 du Kinou.
    • le 29, nous visitons et déjeunons à l'Assemblée Nationale, puis les Bilous nous conduisent dans les bureaux de Bruno chez RPM.
    • le 30, déjeuner avec les Blot et Hugues organisé par Bruno, et nous rentrons à Arès récupérer notre Honey à la "colo" le 2 avril.
  • les 10 et 11 avril, nouveaux examens à la clinique pour Kinou. Le 27, j'assiste â la plantation de "l'arbre de mai" chez mon amie Geneviève, toute nouvelle adjointe au Maire d'Arès.
  • en juin, vernissage de la Palette Alizarine le 1 er, et le 22 je replonge dans un nouveau bureau du SCA à l'occasion de son Assemblée Générale.
    Le 23, c'est l'anniversaire de Muriel chez Carvalho et 3 jours plus tard, nous signons notre "convention obsèques" réglant les détails de nos… funérailles!
  • en juillet visite de Guy Evereare avec sa nouvelle compagne.
  • le 4 août Geo² et Piéry passent par Arès avant d'aller à Rochefort. Ils seront de retour le 11, la veille de l'arrivée des Pasdeloup. On invite tout ce petit monde au St Eloi le 15 pour nos 43 ans de mariage. Bruno, Olivier et Elvira arriveront le 19, le lendemain du départ des Pasdeloup. Après un nouveau déjeuner au St Eloi le 22 pour les 59 ans de Piéry, ils seront tous repartis pour le 25.
  • le 9 septembre, journée OMNISPORTS à Arès organisé par...le SCA.
  • le 8 octobre, la mort dans l'âme, nous faisons abattre notre dernier pin qui gîtait de plus en plus.
  • le 26 novembre départ pour Manosque avec arrêt à Castelnaudary.
  • en décembre, après un déjeuner chez Annie Millot, une chute de neige et l'assemblée générale de l'Odyssée, nous reprenons notre sempiternel programme:
    • arrivée de Bruno le 24 et réveillon chez Geo2 à 14 !
    • Noël chez Geo2 le 25 mais seulement à 5.
    • et Bruno repart le 27.

Lettre ouverte à Apple

Histoire d’une aventure, finalement malheureuse contre toute attente.

Je suis – beaucoup le savent – un opposant de la marque Apple depuis… que j’étais installateur agréé de réseaux Novell.

La propension des matériels de la marque à inonder les réseaux de messages broadcast du genre : « Coucou, je suis une imprimante Apple… quelqu’un veut imprimer quelque chose ? » répété toutes les x millisecondes, y était pour beaucoup.